Sentier fréquent
Le long du ruisseau aux deux noms,
Olima pour chantraine,
Grandrupt pour Golbey.
Il est le départ de nombreuses promenades,
à partir du lieu dit, Beau Désir.
Vaches d’automne.
Vous reconnaissez les dames avec les numéros ?
Moi pas, elles sont vraiment trop loin !
Par contre, j’aime bien la composition de la photo…
Sinon, je ne l’aurai pas prise,
et je ne l’aurais pas mise ici non plus !
Pas très loin de là,
certains reconnaîtront l’éolienne assoifée.
Là encore, une simple recherche du bon cadrage,
de la « bonne photo» .
Mais qu’est-ce qu’une bonne photo ?
On en voit tellement maintenant.
Qu’on ne goûte plus leur valeur.
C’est un peu triste.
Tellement submergés d’images, de films en tout genre,
souvent de très bonne qualité graphique,
nous oublions le travail que c’est,
de transmettre une image,
qui ait qqch à dire.
Que veut dire celle-ci ?
Je ne sais pas s’il y a des mots pour le dire.
Mais elle me dit à l’oreille un certain nombre de choses,
que, je l’espère, vous ressentez un peu aussi.
The end
an happy (week-end-)end.
Comme avec un film que l’on a vu,
mais que l’on n’a pas enregistré,
il est parfois difficile de
transmettre
notre vécu précis
avec des mots simples.
Je me trouve actuellement dans cette situation,
j’ai passé un bon week-end, sans pouvoir partager,
d’une manière simple, les détails de cette joie ressentie.
Je n’avais pas le coeur à aller chercher une photo dans mes archives,
alors j’ai suivi la proposition un peu folle de mon frère,
poster cette photo du générique de fin à la télé,
générique du film que je viens de voir,
film qui était très très bien.
« Pour un garçon»
ça s’appelle.
le film.
A2M1
Oh les vaches !
Non mais, je te jure !
J’en croyais pas mes yeux,
mais maintenant je suis obligé d’y croire…
1605 : Eh oui raoulette, c’est comme ça.
Ils trouvent cela normal.
Moi je trouve cela…
tellement…
nul !
1607 : Bah alors les filles, une perte de moral ?
Qu’est-ce qui vous chagrine tant ?
Il fait pourtant pas mauvais,
et on a assez à manger.
Alors, quoi donc ?
Hein ?
1610 : Bah ce matin, on s’est juste mal réveillées,
en s’disant qu’avec ces boucles d’oreille,
c’était plus possible de continuer.
Déjà qu’ils nous donnent plus de p’tit nom,
qu’ils préfèrent un numéro, passe encore,
mais le numéro sur la boucle d’oreille,
avec le code barre qui va bien !
Non, stop, finito !
Là, à longueur de journée,
on nous rappelle notre rôle dans la vie.
Moi, je dis que l’on sait bien à quoi on sert,
mais on pourrait ressembler à autre chose,
qu’un produit de supermarché sur pattes !
1606 : Et dire qu’il veulent faire la même chose pour les humains,
mais ils vont jamais supporter ça !
La nuit s’installe
les champs se glissent
sous leurs couvertures brumeuses.
L’arbre veille sur les alentours,
on peut se relaxer.
Mais quelle est donc cette structure ?
mais quelle est donc cette structure ?
Des éclairs dans un ciel orageux ?
Des routes sur une vue satellite ?
Une radio de poumons humain ?
Des neurones dans le cerveau ?
De bien curieux cours d’eau ?
Un détail de végétal ?
Un réseau sanguin ?
Non,
beaucoup
plus simplement,
Ciel !
Il fait bon chaud chez soi !
une bonne partie de la journée,
j’ai pris la route de chez moi,
pour y retrouver,
bonne pizza,
douche chaude,
et couette douillette.
C’est donc tout naturellement,
Que j’envoi donc cette photo, extraite de mes archives.
Non, ce n’est pas chez moi sur la photo,
c’est une petite route de montagne,
dans les hautes-vosges-saonoises,
plus exactement entre Château Lambert,
et le Haut du Them.
Quand une photo se métamorphose en image abstraite
avec des feuilles un spéciales,
des feuilles d’un début d’automne,
des feuilles encore bien humides.
Puis, la photo pris conscience,
peu à peu, qu’il manquait quelque chose.
Pour tout dire, elle était jalouse de son amie la réalité !
En effet, quoiqu’elle fasse, elle n’arrivait, jamais,
à l’égaler totalement. C’était toujours pareil,
« qu’est-ce que vous lui ressemblez !»
Alors, la photo décida de faire un effort,
elle changea s’arrangea pour changer d’allure,
en ajustant un peu mieux sa mise au point.
Cela cachait un peu certaines choses, plus floues,
mais surtout, cela montrait enfin la chose !
Et la chose, c’était une toile d’araignée…
une toile perlée.
Après ces petits changements, le changement devint habituel.
Ainsi, elle commença à se maquiller un peu trop,
en se saupoudrant d’un tas de filtres.
Son aspect naturel et normal initial, n’était plus.
Mais l’on voyait maintenant quelque chose,
proche de l’artificiel et de rien à la fois,
mais quelque chose qui avait
un petit truc à nous dire,
une spécificité.
La pluie est de retour
c’était clair et net,
la pluie s’est invitée pour la journée !
Et en photo,
qui dit pluie,
dit aussi :
Moins de luminosité,
moins de lumière directe,
et donc moins d’ombres…
En clair, des photos plus difficiles à faire,
et surtout l’oubli des paysages lointains.
Les goutellettes forment un écran blanchâtre,
et tout les paysages deviennent gris clairs.
Pourtant, rien de grave pour moi,
lorsqu’il pleut, on peut se mouiller,
mais on resprire souvent mieux.
Et pour la photo, soit on range tout,
soit au contraire, on s’ammuse, car
les surfaces réfléchissent bien mieux
la lumière lorsqu’elles sont mouillées.
On s’adapte, et on garde le sourire.
Et puis, ne dit-on pas,
qu’il pleut souvent,
dans les Vosges ?


