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par Charles Mougel
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le 20 novembre 2005

Petits meurtres par vents et par vestes.

Voici des petits meurtres au quotidien qui passent
inaperçus :
- « Ouah, le vent qu’il s’est pris !» 
- « Je viens de me prendre une veste…» 
- « j’T KC !» 

C’est de véritables carnages pourtant.
Dans le monde mémétique.
Ils sont nécessaires, certainement.
Mais c’est des carnages, dignes d’une rude sélection.

Traduire une pensée en mots, puis les émettre
vers d’autres humains, coûte de l’énergie.
Ces créatures culturelles, sont soumises à
une sélection forte, dans le grand extérieur.

En dehors de nos cerveaux, si elles naissent
dans les ondes sonores, point de salut si elles
ne sont pas perçues.

Si elles ne sont pas perçues, elles ne peuvent
obtenir l’adhésion d’autres hôtes.

Aucune reproduction possible.

La diffusion virale est stoppée.

Un coup de téléphone, une phrase qui peut faire
réagir les autres d’une manière incontrôlable,
une allusion à une thématique sensible, etc…
Tout ceci affaibli la petite solution culturelle de
sortie, lorsque ce n’est pas simplement une mise à mort.

Le seul moyen de survie, cela devient la résistance.
La solution culturelle, ne doit sortir que si le terrain
est sûr. Pour cela, il s’agit de mettre en place des réseaux
de confiance. De créer du souvenir…

Car sans souvenir, les carnages seraient encore plus
meurtriers !

  1. #1 par Zoltar - 22 novembre 2005 à 11:47

    Oui, ce sont des sentences qui signent un échec cuisant pour l’un ou pour l’autre.
    Je suis d’accord avec cette analyse mémétique:
    1) Au commencement, il y a la pensée qui crée un concept
    2) Ce concept est mis en forme (formalisé) pour pouvoir être transmis
    3) Un medium est choisi pour diffuser le « message» : c’est le canal (ondes sonores ou ondes lumineuse)
    4)Le récepteur est sollicité et s’il dispose d’un terrain favorable, il accueille le mème en son sein neuronal
    Après, il en fait ce qu’il en veut ou… ce qu’il peut.
    Oui Charles les réseaux relationnels sont les véhicules les plus sûrs pour diffuser des idées car ils sont en expansion fractale et je confirme que la mémoire (nos mémoires) sont le faire-valoir incontournable des mèmes.
    En outre, certaines mémoires sont potentiellement assassines !
    Nous sommes en pleine théorie de la communication, non ?

  2. #2 par Spinodo – Charles Mougel - 22 novembre 2005 à 14:47

    Oui, tout cela est devenu mon travail : analyser les communications, les conditions de vie propre des informations, ainsi que les systèmes utilisés.

(non publié)
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